22.04.2006

Euthanasie, la question qui tue (pardon)

Sur un autre blog, un anti-euthanasie expliquait qu’une légalisation entraînerait certaines dérives, comme euthanasier à tour de bras pour faire des économies ou récupérer des lits par exemple, voire recevoir des pressions de la part de lobbies ou de familles pressées de recevoir l’héritage …


Pourtant, lorsque Vincent Imbert (pour prendre un cas connu) avait réclamé le droit de mourir, je n'ai pas eu l'impression qu'il s'agissait de pressions de quelque lobby ou d'une décision d'efficacité prise par l'hôpital !

Apparemment,  beaucoup de monde a surtout peur des excès que tout ça pourrait occasionner et ça paraît logique.



Or pour moi le questionnement est double :


---> Pour chacun d'entre nous, que signifie l'euthanasie ?
- A qui l'appliquer ?
- Au mourant qui veut s'épargner de ses souffrances ?
- A celui atteint d'un cancer du cerveau qui veut partir avant de perdre la boule ?
- Au tétraplégique qui ne supporte plus de ne plus pouvoir rien faire tout seul (manger, faire sa toilette, se torcher le cul..) ?
- Dans quelles circonstances l'appliquer ?
- Le sujet doit-il en faire la demande ? Déjà, doit-il obligatoirement être conscient ?
- L'entourage a-t-il son mot à dire ? Peut-il aller à l'encontre de la décision du sujet ?

---> Est-ce qu'on peut faire confiance à notre appareil politique ?
- Peut-on être certains que tout serait cadré de façon extrèmement stricte ?
- Est-ce que tout serait mis en place pour que la situation du sujet concerné reste la seule chose qui importe ?


Je crois que de types d'erreurs s'opposent :

- Le fait d'être pour l'euthanasie qu'en se basant sur les cas exceptionnels (et médiatisés) et de ne pas se dire que nombreuses pourraient être les situations "mitigées" qu'il faudraient pourtant, elles aussi, encadrer juridiquement.

- Le fait d'être contre l'euthanasie et de refuser tout débat à ce sujet puisque, de tout façon, "le Seigneur" a parlé et ila dit que c'était pas bien..

 


Zen pensez quoi ?

05.04.2006

"J'aurais bien aimé vivre ça"

Il vous est sans doute déjà arrivé de vous dire : "Alala, c'était dingue à cette époque/dans ce pays, si seulement on pouvait avoir une machine à remonter le temps, histoire de jeter un coup d'oeil..." (Ouai enfin un truc du genre quoi !)

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Personnellement, pas mal de périodes et événements de l'histoire me fascinent et parfois j'aime à me dire -dans un élan extraordinaire de naïveté...- que ça aurait été Hach'ment excitant de vivre ça ! Juste pour voir comment c'était vraiment quoi !

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J'ai fait une petite liste de ces personnages que j'aurais aimé incarner, juste quelques temps, mêmes si pas mal de ces situations étaient loin d'être des parties de plaisir.

 

PS : vous avez le droit de vous foutre de ma gueule ....

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- Chevalier au XIIIe siècle

- Membre du staff d'une tournée des Beatles

- Résistant dans le Vercors en 43

- Etudiant aux Etats-Unis entre 1968 et 1974 (guerre du Vietnam, Woodstock, hippies...)

- Pilote d'hélico au Vietnam

- Pote d'un disciple de Jesus de Nazareth, histoire qu'il m'invite aux rassemblements et que je puisse vérifier les faits ou prouver toutes les conneries débitées dans le Nouveau Testament

- Compagnon de Davy Crockett (et que je puisse me barrer juste avant Fort Alamo bien entendu..)

- Elève d'Aristote, voisin de Montaigne, barbier de Nietzsche..

- Soldat américain durant la progression vers l'Allemagne

 

...... et bien d'autres !

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Une dernière, pas historique mais juste pour le fun : rescapé du vol Oceanic 815 de la série.... LOST - Les Disparus

(oui je sais pardon)

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Euh.... et vous ?

27.12.2005

"C'était la volonté de Dieu", "Inch Allah", "Fallait pas croquer la pomme" ..

J'ai lu ce billet et en ai profité pour y poster un commentaire assez long.

Je vous conseille d'aller visiter ce blog très intéressant. En attendant je remets mon commentaire ici, car il exprime une partie de ma pensée au sujet du monothéisme (lisez l'article avant) 

 

Je suis athée comme vous, mais je ne crois pas que l'existence d'un être supérieur soit en cause ici.

Le problème vient de la conception que les individus se font d'une divinité, qu'il s'agisse de Dieu, d'Isis ou de Poséidon.
Les sectes sont un exemple parfait pour cela, car elles affirment parler du même dieu, mais ne lui attribuent pas les même vertues, les même dogmes et ne lui consacrent pas les mêmes rites.
Mais bon, en même temps cela est vrai au sein même des communautés, il n'y à qu'à comparer l'abbé Pierre à Benoît XVI.

Ce qui me révolte c'est cette façon d'attribuer à la volonté de Dieu tout ce qui peut arriver au cours d'une vie.
"Vous vous êtes faite violer ? Dieu devait penser que cela devait arriver. Pourquoi ? Vous me demandez pourquoi ? Et bien parce que c'est comme ça pardi !"
Arf. Et moi qui pensais que s'opposer à quelques loubards agressant quelqu'un au coin d'une ruelle était sans danger..
"Ils vous ont mise enceinte ? La vie est un cadeau du ciel, n'avortez pas, ne commettez pas ce meurtre !
Aïe, il est trisomique ? Oups, pardon, autant pour moi, non en fait c'est une oeuvre de Satan, bah oui maintenant qu'on y pense, ces gens étaient le mal personnifié, pas étonnant que vous accouchiez de ce monstre !"

Mon petit frère est handicapé mental. Il n'est pas trisomique, la gestation de ma mère s'est faite sans aucun problème, ainsi que l'accouchement.
On lui a fait passé tous les tests possibles (cariotype etc..) : aucun "syndrôme" défini.
Mon frère fait partie de tous ces individus dont on ne connaît pas l'origine de la "pathologie" (terme pas forcément adapté) mais je sais bien que dans le futur on exliquera les raisons de ces problèmes.
En attendant, c'est l'être que j'aime le plus sur cette planête, je serais capable de tuer si quelqu'un de malveillant touchait à un seul de ses cheveux.

Que celui qui voit en mon frère une "oeuvre de Santan" me le dise en face, je me ferai un palisir de lui mettre mon poing dans la gueule.

Un de mes oncles a eu un enfant mort à 4 jours. Cette personne fait partie des gens les plus gentils, droits et intelligents que je connaisse, incapable de faire "le mal".
Pourtant cet enfant est mort à la maternité d'une affection de la peau très rare.
Pourquoi est-il mort ? Le scientifique peut vous le répéter si vous le souhaitez : "Il avait une affection de peau très rare, qui l'a exposé à toutes les agression bactériennes de l'extérieur"
Que dit le dévot ? C'était la volonté de Dieu ? Et pourquoi donc ? Ou alors Dieu n'y est pour rien ? Alors pourquoi dans ce cas n'a-t-il pas empêché, dans sa grande puissance, ce drame ?


"Sachez ceci les enfants, cela constituera le socle fondamental(iste) de notre année de catéchisme : tout ce qui est bon sur cette terre est l'oeuvre de Dieu.

Ainsi, faite le benedicite avant votre repas, car il si vous pouvez manger à votre faim, c'est grâce à notre Seigneur.
Non, ça n'est pas parce que vos parents travaillent 12h par jour pour ramener assez d'argent pour satifaire votre confort, non ça n'est pas parce que vous avez eu la chance de naître dans un pays riche, ni parce que les hopitaux de votre pays vous ont permis de ne pas mourir quand on a découvert cet malformation cardiaque à votre naissance.
Si vous mangez à votre faim, si vous êtes en bonne santé, c'est grâce à Dieu !

Comment ? Dans certains pays des millions de gens meurent de faim ?
Et bien, il y a quelques dizaines d'années je vous aurais dit que Dieu les avaient punis pour un péché qu'ils auraient commis, eux ou un de leur ancêtre (ne pas croire en lui par exemple), mais les temps ont changé, donc voici la nouvelle explication homologuée par Vatican II :

Quand quelque chose de "bien" arrive sur Terre, c'est l'oeuvre de Dieu, mais quand il s'agit du "mal", c'est la faute à Satan ou, pire, de NOUS les hommes.
Dieu nous a créé à son image mes frères, mais après il nous a laissé libres de nos choix (de s'entretuer, ndlr).

Les hommes sont les seuls responsables du mal qui existent sur cette terre, voyez les guerres, la pollution, la corruption etc .. (sur ces points je suis évidemment d'accord).
Mhm ? Comment ? Les tremblements de terre ? Les tsunamis ? Les irruptions volcaniques ? Hem.. euh, il s'agit de..de .. --DRING--
Tiens, c'est déjà la fin de la séance, à la semaine prochaine les enfants !"

20.12.2005

Athéisme

J'ai acheté Dieu avec esprit, ouvrage écrit par Irène Fernandez, en réponse au Traité d'athéologie de Michel Onfray, que j'ai lu cet été.

 

J'estime qu'il faut lire certaines thèses avec leurs contradictions, c'est l'essence même de la formation d'un semblant d'esprit critique, n'en déplaise à certains individus qui, à une époque, venaient sur ce blog pour me traiter de je ne sais quoi.

 

Je vais donc lire ce bouquin, quand j'aurais fini tous ces autres que j'ai commencé à lire en même temps (fait qui reflète plutôt bien l'état déplorable de mon psychisme finalement..)

 

En attendant, je vous envoie sur ce site et plus particulièrement sur leur dictionnaire des termes religieux que je trouve très drôle et surtout très vrai.

 

Monothéistes intégristes s'abstenir ..

 

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01.09.2005

De la relativité culturelle (II)

Excusez-moi pour l'arrivée tardive de cette 2e partie, mais le temps m'a fait défaut on va dire..


 Beaucoup de personnes s'étonnent devant le retard que l'Afrique semble avoir toujours eu par rapport aux autres continents. Pourquoi, lorsque les colons sont arrivés, y avait-il si peu de choses qui, aux yeux des occidentaux, auraient été des preuve des civilisations développées et puissantes ?


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Autant balayer immédiatement deux théories radicalement opposées, mais toutes deux aussi vides de sens l'une que l'autre.


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Il y a tout d'abord l'argument racial et raciste : les Africains sont intrinsèquement moins intelligents que les autres. Face à cette horreur, il suffit de mettre en lumière ces gamins repérés dans les pays francophones qui viennent faire leur études dans notre pays et obtiennent leur bac avec mention à 14 ans .. 


  Le constat est de toute façon partout le même, quand les individus issus du continent africain étudient dans les même conditions que les occidentaux, le niveau de connaissance est exactement le même.
Mais je ne vais pas m'étaler sur ce sujet, tellement il me semble aller de lui-même.
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L'autre argument simpliste (et pourtant repris maintes fois par différents politiques) est l'argument colonialiste. Certains sont convaincus que la colonisation est la seule et unique raison expliquant les difficultés que peut recontrer le continent.

 A ces individus je pose une question simple : si on n'avait jamais mis les pieds en Afrique, cette dernière aurait-elle décidée d'elle-même de briser ses traditions centenaires pour se lancer dans la conquête technologique ? Non.


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On peut aussi se poser une autre question : pourquoi les Européens et les Arabes ont-ils pu ainsi mettre en place de tels régimes d'asservissement sans que de véritables forces armées locales n'aient pu réelement leur tenir tête ?


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Ce sujet est encore ultre-tabou, très peu sont les gens osant l'aborder, de peur d'être mal compris et de s'attirer les foudres de certains, voire de toutes les parties à la fois !
Et bien je prends le risque, même si son ampleur paraît insignifiante si on la compare à celle du risque que prendrait un haut responsables en abordant un sujet aussi sensible.


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Une nouvelle fois, la culture est à mon avis l'élément central d'une telle réflexion. Et l'explication que je voudrais donner vous paraîtra très simple, mais pourquoi serait-elle compliquée ?


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 L’Europe est un petit territoire très riche, très fertil et dôté de tous les types d’environnements exploitables : la mer, la montagne et de grandes étendues non-désertiques.
 Il n’est pas difficile de comprendre qu’à les époques des « invasions barbares », plusieurs peuples a priori nomades ont décidés de se sédentariser dans un endroit si accueillant.


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 Depuis 3000 ans, l’Europe a été le terrain de multiples conflits territoriaux. Lorsqu’un pays comme la Gaulle, puis la France, a commencé ses bonds technologiques et à se doter de grandes villes, c’est lors de conquêtes comme celles de Jules Cesar.
 C’est assez évident. Des dizaines de peuples cherchant à exploiter les richesses d’un même territoire ne peuvent que se taper sur la gueule. La stratégie économique entraîne une stratégie de guerre et c’est cette dernière qui demeure un déclencheur indégnable de progression technologique


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 Pour vaincre l’ennemi, il faut détenir la supériorité militaire. Mais le nombre seul ne suffit pas, la puissance des armes et le niveau technologique général font partie intégrante de la victoire. La course à l’armement et à la technologie n’a pas eu à attendre la guerre froide, elle a toujours existé..


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 Venons en au continent africain et, par extrapolation, aux peuples précolombiens ou à toutes les tribues « à l’écart » du reste du monde.
 Tous ces peuples, des Bédouins aux Quechuas, des Pygmés aux Apaches sont (ou ont été) des nomades eux aussi.
Trois paramètres fondamentaux ont néanmoins fais que tout ne s’est pas passé comme en Europe.


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Tout d’abord, l’Afrique n’est pas un territoire en majorité accueillant pour quiconque voudrait jouir de tous les avantages naturels et climatiques pour s’installer, comme c’est le cas en Europe. Les immenses déserts ou la forêt dense ne sont pas des lieux d’agriculture idéaux.
 Cela a impliqué le fait que de nombreux peuples africains sont restés dans une tradition nomade, au même titre que les Indiens d’Amérique par exemple.


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 Le fait de ne pas se sédentariser de façon définitive implique le fait qu’il existe beaucoup moins de luttes territoriales, pour la simple et bonne raison que ces territoires changent tout le temps.
Dès lors, des peuples qui ne veulent que vivre en symbose avec la nature et amnger à leur faim ne ressentent aucun intérêt à changer de situation. C’est un raisonnement tout à fait logique.


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 Deuxièmement, l’Afrique est à l’époque un continent vaste mais très peu peuplé, les tribues ne se jouxtant pas autant que leurs cousines européennes. Il en découle des concentrations beaucoup moins importantes de populations et d’affrontements d’envergure.


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 Au final, l’absence de confrontation ou de « concurrence » n’incite pas une population à innover. C’est un comportement humain qui peut être d’ailleurs observé au niveau des entreprises : le monopoleur qui ne se sent pas menacé innove beaucoup moins vite que lorsqu’il fait face à de sérieux concurrents.
Les pays colonisés ont fini par faire fasse à une rude concurrence.. mais c’était trop tard..


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Confrontée brutalement à une culture qui n’était pas la sienne mais qui s’est révélée être bien plus puissante (on ne parle pas de grandeur ici), l’Afrique n’a pas su faire face, et c’est tout ce qui a de plus logique.


 Un retard s’est accumulé et il est évident que la colonisation n’a pas joué le rôle « civilisateur » qu’elle s’était attribuée. Les installations crées l’ont d’abord étaient faites pour les colons eux-mêmes, et l’esclavage est une chose que personne n’a le droit de nier, même s’il n’a pas été seulement européen (loin de là) comme certains essaient de le croire.


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Tout ceci n’est rien de plus qu’un point de vue personnel. En guise de conclusion, je vous recommanderai de lire une œuvre fondamentale (si ce n’est déjà fait) : « Race et Histoire » de Claude Levis-Strauss. C’est qui traite essentiellement des cultures et de leur difficile comparaison.

26.08.2005

De la relativité culturelle (I)

Jusqu’à il y a très récemment, l’expression "de toute façon ça ne sont que des sauvages" était l’exemple type d’un racisme qui n’est pas seulement dû à la couleur de peau, mais à toutes les différences qui peuvent exister entre le peuple juge et le peuple jugé.

Aujourd’hui, ce terme étant devenu (heureusement) tabou, certains esprits n’en restent pas moins habités.

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Pour faire simple, je vais prendre l’exemple de touristes français un peu « bornés » mais ayant néanmoins décidé de faire un petit tour du monde à travers différents pays.

 C’est ainsi qu’avec surprise, stupeur, rire ou dégoût, ils vont découvrir que les mœurs différent parfois radicalement en fonction des régions du monde (incroyable non ?)

Je vais leur faire visiter différents pays dans lesquels j’ai eu la chance de séjourner plus ou moins longtemps.

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Notre famille fait d’abord escale en Tunisie (car on y parle français, il faut commencer progressivement..). Dans ce pays, comme dans beaucoup du Moyen-Orient, les femmes sont voilées (ou pas) et beaucoup d’hommes portent encore une djellabah.

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"- C’est sympa, c’est folklorique leurs vêtements mais bon, s’habiller de la même façon depuis des siècles ça montre un certain retard de développement, non ?

- Et tous ces marchands qui nous harcèlent et qui essaient de nous arnaquer quand on va au souk ?" etc .. etc …

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Il y a moultes exemples de ce genre, mais il y a d’autres questions que l’on pourrait se poser et qui répondent aux deux précédentes :

- Est-ce vraiment utile de se sentir obligé de mettre des vêtements qui ne nous apporteront rien de plus, voire dans lesquels on se sentira mal à l’aise et hors de sa propre culture ?

- Tous les commerçants du monde ne sont-ils pas, malgré eux et à leur échelle, des arnaqueurs ? Le but n’est-il pas de vendre plus cher que cela nous à coûté ? Tout dépend de la façon dont on procède, c’est sûr que les vendeurs de tapis ne sont pas les plus discrets..

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Je me rend compte que prendre les pays un par un va être trop long, je vais faire plus expéditif.

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Les Chinois, Taïwanais et Philippins rotent en public, notamment à la fin du repas. Là-bas, c’est un signe de politesse envers l’hôte, notamment pour faire par à tous le monde que l’on a bien mangé. En occident, cela ne fait pas si longtemps que c’est devenu impoli, il s’agit pourant d’un phénomène naturel et nécessaire, au même titre que la toux ou l’éternuement.

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 Les Chinois mangent encore du chien …….et alors ? Le chien est un animal facilement domesticable, facile à élever en nombre, pas trop difficile à nourrir (comme le porc), très peu gras et très goûteux. En quoi le chien serait-il situé au-dessus des autres animaux ? On peut très bien en posséder un comme animal de compagnie mais, comme c’est le cas pour le lapin ou le cheval, pourquoi ne serait-ce pas non plus une viande comme une autre ?

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 Les boudhistes achètent des faux billets, pour ensuite les brûler sur un hôtel dans leurs temples, ils dépensent aussi leur argent à acheter des batônnets d’encens qui ne serviront même pas à parfumer car, en général, ils sont plantés à l’extérieur. Bien entendu, le fait de toujours réciter les mêmes prières avec un chapelet, d’allumer des bougies et d’être persuadé qu’un dieu bienfaiteur nous protège (les infos nous le montre tous les jours..) révèle une spiritualité d’un degré nettement supérieur …

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Il m’est difficile de me rappeler toutes ces "différences" qui, à l’époque m’avait surpris, mais c’est sans doute parce qu’elles ne m’ont pas si traumatisées que ça finalement. Toutes ces choses sont des futilités, à côté des abysses qu’il peut y avoir entre différents modes de vie, mais apparemment beaucoup aiment à s’arréter à ce genre de chose.

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A l’heure actuelle, hormis pour quelques peuples reclus, tous les pays du monde, toutes les cultures, ont accès aux autres. Mais ceci est très, très, très récent à l’échelle de l’humanité ! Ca ne fait que 512 ans que l’on a découvert l’Amérique, alors que ça fait 40 000 ans que l’Homo Sapiens Sapiens que nous sommes existe…

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Multiples cultures peuplant notre planète se sont développées complètement indépendemment les unes des autres. Comment voulez-vous qu’une idéologie, qu’un mode de vie, que des codes universels aient pu voir le jour ?

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Les humains étant ceux qu’ils sont, il y a des caractéristiques communes concernant le fond des choses, notamment au niveau de la croyance en des forces surnaturelles, du rapport avec la mort etc. Mais il est évident que chacun y a mis la forme qu’il voulait, forme sculptée par un environnement, des conditions de vie différentes.

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Les terres hostiles de la Scandinavie ont donnée naissance à des croyances en des dieux puissants, guerriers et .. barbus. La flore luxuriante des pays équatoriaux à fait se développer, au contraire, un animisme pacifique, de communion avec la nature. Etc.

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On ne peut décemment dire que les culture sont hierarchisables, ni même qu’elles se valent. Elles ne peuvent être comparées en terme de "qualité" ou de "développement" car elles ne sont pas issues d’un socle commun. C’est comme si on essayait de classer des sportifs ayant participés chacun à une épreuve différente..

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En ce XXIe siècle, on peut voir que certaines cultures ont aisément pris le dessus en terme de présence et de diffusion. On peut aussi voir qu’un gratte-ciel de 100 étages est autrement plus impressionnant qu’un petite hutte en paille zouloue.

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Je vais en parler dans la deuxième partie car c’est assez intéressant je crois (mais c’est pas pour aujourd’hui)

De la relativité culturelle (Intro)

N’étant pas qu’un simple cinéphile invétéré profitant de ses derniers jours de vacances pour se bourrer la gueule entre amis un soir sur trois, j’ai décidé de poster un article sérieux ce soir, en ce lieu beni (Hill) qu’est mon blaugue...

 

  Je voudrais parler d’un sujet qui me tient à cœur (oui d’accord je prends tous les sujets à cœur en général...mais bon, celui-là encore plus !) : la relativité culturelle.

De quoi s’agit-il ? Du fait que des cultures intrinsèquement différentes ne peuvent être comparées entre elles selon des critères fixes et partiaux, les critères occidentaux en ce qui nous concerne.

 

Excédé par certains propos que je peux entendre autour de moi, je tiens à dire ce que je pense de tout ça, me servant notamment de ma (modeste) expérience, en tant que fils d’expatrié.

 

Je vais séparer l’article en deux parties. La première concernera les cultures en général et l’autre les répercutions géopolitiques de ces dernières.

19.06.2005

Les questions cons (se pose)

N'hésiter à poser les vôtres, je suis sûr qu'ensemble on y trouvera des réponses..
Deux pour commencer :

Est-ce que les compositeurs des 18e et 19e siècles aimeraient ce que font les compositeurs de BO actuels, comme John Williams, Danny Elfman ou Hans Zimmer ? (+ d'autres qui font des choses magnifiques)

Pourquoi les lascars, quand ils font du vélo, mettent le petit plateau avec le dernier pignon, histoire de pédaler dans la semoule, en écartant les jambes comme s'ils avaient des pastèques à la place des testicules ?"

29.04.2005

Le syndrôme bloguien

Avant toute décharge verbale aussi prétentieuse que démagogique, je tiens à me présenter à vous, chers (futurs fidèles) lecteurs. Je m'appelle C.W (préservons l'anonymat), initiales à ne pas inverser sous peine de jeu de mot complètement naze.
Je suis actuellement "branleur de longue durée" (comprendre : étudiant à la fac) et .. voilà, le reste OSEF (On S’En Fout)
Allez voir ma fiche de présentation !

Hum… qu’est-ce que le syndrôme bloguien ? Que signifie ce terme inventé de toute pièce par moi-même il y a exactement 4 minutes ?

C’est simple, le blog est un paradoxe à lui tout seul. Il s’agit tout d’abord le plus souvent d’exposer sa vie privée au …public, chose dont on a dorénavant pris l’habitude me direz-vous, avec les émissions qui dominent le PAF.
Il y a un désir étrange (et complètement mégalo) de montrer à tout le monde à quel point notre vie complètement banale vaut le coup d’être racontée..
Le blog est finalement un « journal intime public »... et oui les amis, nous sommes tous des Anne Frank en puissance ! Sauf qu’elle n’avait pas prévu la diffusion de ses écrits elle, contrairements à vous, bande d’exibitionnistes !

Mais non, mais non… le blog sert à faire découvrir ses passions au monde entier afin de l’inciter à les adopter voyons .. regardez-moi par exemple, je vais entre autre vous parler de musique à écouter même s’il y a de grandes chances que 2,5 personnes maximum viennent lire mes pages ! Et pourtant je vais quand même le faire ..

A moins qu’un blog serve à déverser ce qui nous passe par la tête, à développer une argumentation sur un sujet qui n’intéresse a priori personne (peut-être parce qu’il n’est justement pas intéressant !) et pour lequel on se dit que peut-être des gens sur la toile vont se sentir concernés par la chose ..

Non, franchement, je crois que lorsque les carottes sont cuites, il ne faut pas systématiquement accuser les brocolis de spéculer sur le pot-au-feu. Dès l’instant où Michel Rocard annonce un retrait des troupes en Koslovaquie, je crois qu’il faut se prendre un peu en main, se bouger le POPOTIN et crier au scandale ! Alors faites des blogs camarades ! Dites non à la dictature islandaise ! Dites oui au retour de Patrice Laffont sur le devant de la scène ! Le peuple vaincra ! Viva la respublica ! Allez les verts !

« Qui va à la chasse en amassant de la mousse, vole un bœuf, sauf si la pierre se casse » disait -feu- Plutarque. Suivez donc ces conseils et faites un blog, ainsi vous vous sentirez purs, telles des.. euh.. des pétales de rose, dorées au four, glacées au sucre (« Frosties de Kellogs….et le tigre est en toi .. EN TOUA !».)

Tiens tiens mon petit doigt me suggère d’arréter là .. très bien, de toute façon je crois que j’ai réussi à faire passer mon message.
A l’avenir je tenterai tout de même de livrer des propos un peu plus structurés, mais je ne garantis rien .