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06.06.2007
Pulsions de violence
Garage PEUGEOT, Boulevard Carnot à Lille.
Il est 17h45 et je viens récupérer ma voiture que j'ai mise en réparation...il y a 1 semaine. Je suis assez pressé car je dois être rentré à 18h30 pour que mon frère ne se retrouve pas à la porte.
Il y a une cliente avant moi, elle est plutôt rigolote et n'a pas l'air de se rendre compte que les réparations qu'elle va faire sont bien trop chères vu la valeur actuelle de sa 106 de 12 ans.
J'attends, donc. Puis une autre cliente arrive après moi. Elle a allègrement passé la trentaine, n'empêche qu'elle est très jolie, arbore un magnifique décolleté et... noooon... me ferait-elle les yeux doux ? (pourquoi ça m'arrive pas quand je suis célibataire ça ?)
C'est un peu long, je vais faire le tour des bagnoles exposées à côté. Et là, alors que je suis en train de regarder le 607 FAP ("Filtre A Particules", moi non plus je savais pas...), je le vois, lui, le CONNARD (TM).
La cinquantaine grise, costard de banquier d'affaires, une tête de plus que moi. Lui aussi m'a vu, mais il fait semblant de rien. Je sens le coup foireux : je retourne attendre au comptoir.
Le technicien doit revenir et on est trois à l'attendre : le connard, la nana que je sauterai bien la belle femme et moi . Et là, c'est le début de la fin.
1/ Au moment où le technicien revient, le connard passe devant moi (alors que je n'avais laissé que 50 cms entre moi et le comptoir) pour poser un papier sur la table.
Le technicien lui dit alors "Oui on va voir ça monsieur, mais d'abord je dois m'occuper de monsieur (en parlant de moi)". Puis il repart pour régler un dernier truc avec la cliente précédente.
2/ Un deuxième employé arrive, qui ne sait pas qui était là en premier. Evidemment le connard fait 2 pas en avant et s'adresse à lui pour régler son affaire.
Bien que ça soit vraiment pas mon genre d'habitude, surtout quand vois que les gens ne le font pas exprès, je sors "Monsieur, j'étais là avant vous", car lui l'avait fait exprès.
Evidemment, il avait bien préparé sa phrase et me répond, en faisant découvrir son horrible voix mêlant enrouement, condescendance et nonchalance (j'ABHORRE la nonchalance) : "Bah monsieur, vous étiez en train de regarder les voitures là-bas, il faut attendre devant le comptoir..."
[Oui c'est sûr, surtout qu'en tant qu'étudiant il paraît évident que je m'apprêtais à acheter une 607..]
Je lui réponds que l'attente était un peu longue et que je faisais donc un petit tour en attendant.
"Ah bah je pouvais pas savoir moi". Ouai bah maintenant tu le sais, alors fais pas ton connard, connard.
Mais il s'en tape, il continue sa petite affaire, alors moi j'insiste, je dis que je suis pressé etc...
"Olala ! Bon allez, passez devant si ça peut vous faire plaisir !" [méthode classique quand on est en tort et qu'on veut faire passer une demande légitime pour un caprice de petite fille].
Mais l'employé est déjà en train de s'occuper de son cas et ne réagit pas. Apparemment il n'a pas encore surmonté son complexe vis-à-vis des cols-blancs.
3/ Je fais tout pour garder mon calme [Ne pas attaquer sur l'âge, ne pas attaquer sur l'âge...] et le 1er employé finit par revenir et s'occupe de moi.
Le connard finit par partir avec l'autre pour aller récupérer sa caisse (une 407, oui bizarrement c'est pas une 206).
C'est là je me suis retenu pour ne pas sortir un truc du genre "J'espère que vous crèverez bientôt, ça me ferai chier de payer votre retraite". Le problème c'est qu'il se serait sans doute énervé et j'aurais été obligé de lui mettre un coup de boule (pour me défendre, bien entendu).
Nom de dieu, c'est tellement énervant mais en même temps si sociologiquement intéressant de tomber sur des archétypes pareils.
Pourquoi m'a-t-il considéré comme étant "inférieur" ?
1/ J'ai, au plus, la moitié de son âge
2/ Je ne suis pas en costard
3/ Je suis plus proche de la 206 que de la 407 coupé
Alors maintenant j'ose même pas imaginer ce que ça aurait donné si j'avais été un peu plus bronzé et que j'avais eu un T-Shirt au lieu d'une chemise.
Et oui connard, tu gagnes plus que nous tous ici présents. Mais s'il n'y avait pas tous ces prolos incultes pour réparer ta caisse, tu ferais comment ?
Par contre, bizarrement, nous on a même pas besoin de tes services ! C'est pas le comble ça ?18:45 Publié dans Ouvaton Mézanfan | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note











































