31.01.2007
La vengeance de Mister O²
Quel ne fut pas mon étonnement quand je suis entré dans le bar de la fac !
- Je pouvais voir jusqu'au fond de la pièce qui, dorénavant, ne fait plus penser à un hammam
- Je n'ai pas été pris à la gorge par des monoxyde de carbone et autre gaz amoniacal et goudroné
- J'ai pu sentir le goût réel de ma bière
- On ne m'a pas craché de fumée à la gueule, ni interrompu pour demander du feu à quelqu'un
- Et enfin, en ressortant, mes fringues ne sentaient pas cette odeur dégueulasse de tabac froid
Putain, avec un peu de bol (d'air) je vais pas choper le cancer du fumeur passif, ça serait vraiment incroyable quand même.
Elle fait chier certains cette nouvelle loi ?
Attendez que je réfléchisse.. mhm....ah bah non, pas moi !
02:15 Publié dans France, pays rayonnant... | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
27.01.2007
Direct au galop (ne pas chuter)
Il y a peu je vous parlais d'une rencontre ...
Aussi incroyable que ça puisse paraître, cette rencontre a mené quelque part !
Un commencement si naturel, si évident. Une proximité, une intimité partagée si rapidement. Une complicité qui s'installe si vite, cette impression de se comporter comme si on se connaissait depuis des mois.
Bah merde alors, moi qui n'avais vu ce genre de truc qu'au cinéma.
Alors quand vous savez que la demoiselle en question est à la fois belle, intelligente, drôle et un peu dingue, vous vous posez forcément cette question : "P... pourquoi moi ?"
Et puis votre philosophie actuelle vous dit : "T'es un mec bien, voilà tout ! Alors arrète de nous faire chier et profite un peu !"
17:07 Publié dans Ma personne, mon ego et moi | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note
20.01.2007
Archive
Jeudi soir, concert de Archive à l'Aéronef de Lille.
Rha les cons, décidément j'aime ce groupe. De la musique très simple finalement, mais toujours le petit truc là où il faut, la petite mélodie qui tue, les enchaînements, des cassures de rythme.
Des titres souvent très mélancoliques, à la fois pesants et aériens, au cours desquels on passe du déchainement de guitares à quelques notes au clavier, de la voix cristaline d'une chanteuse au râle d'un chanteur qui fait furieusement penser à Liam Gallagher...
Bref, comme vous pouvez vous en rendre compte, je suis une merde quand il s'agit de décrire un univers musical !
Le mieux c'est encore de vous faire écouter.
Archive - Black
Ce titre "Black" n'est pas vraiment représentatif de l'ensemble de leur oeuvre, mais leurs morceaux durent en général assez longtemps, or ici je suis limité à 5Mo par fichier...
02:50 Publié dans Zik | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
17.01.2007
Culture américaine : le Fléau (Episode 1)
Quelque part, en banlieue parisienne...
Corrine (se demandant où est-ce qu'elle a bien pu mettre son foutu ketchup) : "Nous mais vous vous rendez compte ! Avec leurs fast-foods là, c'est la culture de la malbouffe ! Mais où sont les ragoût et autre pot-au-feu de feu [non, ceci n'est pas une répétition] ma grand-mère ?
Philippe (levant les yeux au ciel): M'en parle pas ! Et après on s'étonne que nos enfants deviennent obèses !
Pauline (s'adressant à Philippe) : Tiens, pendant que j'y pense Phil, tu pourrais me déposer chez moi tout à l'heure ?
Philippe : Mais tu habites à 50m d'ici, non ?
Pauline : Oh oui je saaaaais... mais j'ai une de ces fleeeemnes...
Philippe : Ok no soussaï. On disais quoi déjà ?
Corrine : Les Américains, c'est tous des connards
Philippe : Ah oui c'est vrai . Mais c'est pas que leur bouffe qui nous envahit hein ! C'est toute leur culture !
Pauline : Car-ré-ment d'accord avec toi. Regarde, le cinéma par exemple ! Avec tous leurs "blockbusters" là !
Corrine : Tu m'étooonnes, ces espèces de navets où, comme par hasard, c'est toujours l'Amérique qui sauve le monde !
Philippe : C'est clair, et si ça c'est pas pour justifier leur guerre contre les musulmans hein.. De toute façon le plus grand terroriste du monde, c'est Bush !
Corrine : Souvenez-vous, "Independance day" [LE film qu'on prend systématiquement en exemple], alors là c'était vraiment le summum.. Ce patriotisme puant, ces Amerloques qui sont les seuls à trouver la solution contre les envahisseurs.. tsss... Qu'est allé foutre Jeff Goldblum dans ce truc, franchement ?
Pauline : Bah l'argent hein ! Qu'est-ce que tu crois ? De toute façon ils ne pensent qu'au fric là bas ! [C'est vrai qu'en France, on ne pense qu'à l'Amour de son prochain, au bonheur de la communauté et aux fraises tagada]
Philippe : De toute façon, moi je préfère les films d'auteur. C'est bien plus profond, plus intime, et pas avec tous ces stéréotypes là... Et puis ça raconte la vraie vie de tous les jours, enfin celle des Parisiens quoi, enfin celle des Parisiens de la Rive gauche quoi, enfin vous voyez ce que je veux dire non ?
Pauline : Oui bien sûr, d'ailleurs mon actrice préférée en ce moment c'est Isild Le Besco. Et pour les mecs je dirais Romain Duris.
Corrine : Oh oui je l'adooore celui-là, son côté androgyno-viril assumé.. Vous êtes allé voir quoi dernièrement, justement ?
Philippe : Oh moi, Eragon, mais c'était pour faire plaisir à mon fils...
Pauline : Moi je suis allé voir l'Apocalypto de Mel Gibson. Après tout le tapage qu'ils ont fait autour, il fallait bien que je me fasse ma propre opinion hein .. Et toi ?
Corrine : Olala, je suis allé voir la petite merveille d'un nouveau réalisateur islandais underground, ça raconte l'histoire d'une adolescente dépressive qui cherche un sens à la vie après le suicide du quinquagénaire qui l'avait dépucelée dans les toilettes, lors du vernissage d'un ami commun.
Philippe : Gl... mhm.. ça devait être très émouvant ! Et ça se termine comment ?
Corrine : elle se suicide, elle aussi.
Pauline : Wow, trop dur pour elle ! [Alors cette réplique-là vient d'une vieille pub, saurais-tu la retrouver ?] "
19:10 Publié dans Ouvaton Mézanfan | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
16.01.2007
Remise en selle
On occupe son temps comme on peut, on vois des potes, on retrouve parfois la motivation pour retourner à la chasse à l'antilope... N'empêche qu'on déprime grave et qu'on se dit que, décidément, on est pas fait pour le célibat.
Et puis une rencontre, qui a failli ne pas se produire d'ailleurs, vous remet sur pieds en moins de deux. Certes on ne sait pas où ça va mener, car encore une fois ça ne risque pas d'être des plus simples, mais qu'importe, PROFITONS.
Nom de dieu ! Que c'est bon de savoir qu'on intéresse quelqu'un, et quelqu'un de si... pfiou !
Allez, c'est reparti mon gars !
01:00 Publié dans Ma personne, mon ego et moi | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
15.01.2007
Expérience douloureuse
C'était un monde que je connaissais peu, un milieu à part dans lequel les moins résistants finissent par atterrir, un jour l'autre. Mais parfois un seul moment de faiblesse suffit à quelqu'un pour franchir le seuil de cet endroit. Ce moment de faiblesse je l'ai connu et j'en garde un souvenir pénible.
A mon arrivée, je vois que je ne suis pas seul, d'autres semblent vouloir intégrer les lieux, sans doute espèrent-ils connaître une vie meilleure, en mettant leurs existences entre les mains d'individus censés apaiser leur souffrance.
On m'appelle, c'est mon tour. La jeune femme m'accueille et me donne une pillule colorée, "Ca va te détendre" me dit-elle. C'est vrai que je me sens bien, tellement bien que je finis par m'endormir.
Quelqu'un vient me réveiller, on doit m'emmener dans une autre pièce, celle où le "chef" pratique ses rituels. Je me sens faible, mais je ne peux plus changer d'avis, la machine est enclenchée, je n'ai plus qu'à me laisser porter.
J'arrive dans la pièce principale où je retrouve ceux qui étaient arrivés en même temps que moi, on m'allonge sur un lit, j'attends mon tour.
Une autre jeune fille vient vers moi, elle me noue un élastique autour du bras et prépare l'injection. Le point de non-retour est arrivé, dorénavant je ne contrôlerai plus rien.
L'injection est faite, la drogue ne tarde pas à faire son effet, je reste conscient mais je ne contrôle plus mes mouvements, je n'arrive plus à parler.
Puis je le voit arriver, le "chef". Il a avec lui deux autres seringues, je sais que ce sont elles qui vont m'achever, me faire perdre tous mes esprits. Mais j'ai choisi d'être ici, et de toute façon je ne peux plus rien faire.
Il effectue les deux autres injections. Après de brefs fourmillements, je ne sens même plus mes pieds. L'homme a l'air satisfait de mon état, je le vois s'en aller, il va sans doute s'occuper des autres.
Puis un autre homme arrive. Il semble avoir certains "instruments" en sa possession, je ne sais pas exactement ce qu'il compte faire, je suis effrayé, mais de toute façon je ne peux rien faire.
Puis il entâme son oeuvre. Il coupe, il arrache, ça pisse le sang. Et pourtant je ne sens rien, l'effet de la drogue est total. Cela ne dure que quelques minutes, puis le trou noir.
Quelques heures plus tard, je me réveille, me souviens de l'endroit où je suis, et je me dis :
"Didiou ! Tout ça pour un ongle incarné !"
Hihihi..
Alors, z'aviez pensé à quoi cette fois ? Un squat de toxicos ? Une secte "naturaliste" dirigée par un ex soixante-huitard ? :)
Je voulais rédiger ça à la manière d'un roman-psychologico-dépressif-post-moderne, ça y ressemble ou pas ? ^^
01:10 Publié dans Ma personne, mon ego et moi | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
12.01.2007
Allez au théâtre
Je n'y allais jamais, j'y suis allé hier !
Ce qui surprend au début, ce sont les acteurs qui ne parlent pas, mais qui HURLENT.
Et puis en fait on s'habitue... on rigole, on s'attendrit, on s'émeut !
Bon, si en plus on fait des rencontres... ^^
20:40 Publié dans Ma personne, mon ego et moi | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
08.01.2007
Cet animal étrange (Gabriel Arout)
Jeudi soir, je m'en vais assister à une pièce de théâtre contemporain à PanaAAAaaame (esprit bobo)
Des comédiens formidables, ce sont tous mes amis ! (esprit Briali)
Une oeuvre qui vous fera passer du rire aux larmes, de la gravité au burlesque, du poulet aux hormones. (esprit Seguela)
Vené voir stro bi1 (esprit skyblog)
Une petite idée ici
21:22 Publié dans La culture pour tous | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
03.01.2007
Sade : Religion et politique
Pour en finir avec Sade, parlons religion et politique, thèmes dans lesquel Sade adore se contredire.
Religion :
Sade est athée, tout comme ses personnages. Dans son oeuvre, ces-derniers prennent d'ailleurs un plaisir particulier à blasphèmer pendant leurs partouzes. Les "Sacredieu" et autres "Double-Dieu" sont régulièrement casés entre les "Foutez-moi dans le con" ou les "Quel énorme vît, il me transperce littéralement!".
Argumentation classique : si le Dieu tel qu'on le décrit existait, le monde ne serait pas ce qu'il est. Et si Dieu a créé l'homme à son image, alors c'est qu'il doit être un bel enfoiré lui-aussi.
Autre argument plus "scientifique" : on ne peut prouver l'existence de quelque chose que si elle est démontrée empiriquement (par un des 5 sens), on ne peut donc pas prouver l'existence de Dieu, cqfd. Sade n'était sans doute pas un grand savant, mais on peut évidemment lui exposer les exemples des atomes, de la radioactivité, des lymphocites, etc... qu'on ne peut pas percevoir directement, mais qui existent bel et bien !
On croit par ailleurs que Sade est un simple incroyant, et pourtant ! Il réclame le retour au paganisme et au polythéisme, pour des religions mettant en scène des divinités plus "humaines", tels que les dieux de l'Olympe.
Bon alors, tu crois à quelque chose ou pas ? A moins que tout ça ne concerne que les "masses" qu'il faut diriger et qui ont besoin de mythes abracabrantesques pour avoir l'impression d'avoir trouvé un sens à la vie ?
Ou alors plus simple : la religion catholique, c'est pas fun, faut en trouver une autre un peu plus sympa (comme quoi, les bouddhistes amateurs occidentaux n'ont rien inventé).
Reste que les discours de Sade ne sont pas très différents des discours évangéliques, il suffit juste de remplacer Dieu par Nature : "La Nature nous a fait pour que...", "L'homme est une création de la Nature, il doit donc..."
Politique :
Sade est un animal politique assez étrange, puisqu'il soutient des principes totalement, mais alors totalement opposés.
D'un côté, tout doit être permis, de la pédophilie au meurtre, en passant par le viol et le vol. Les hommes (sans majuscule, parce que franchement, il ne s'agit que des individus de sexe masculin..) sont nés libres, la Nature les a créés avec leurs caractéristiques propre, ce qui rendrait absurde de les "brider".
En gros, c'est chacun pour sa peau (ça rime)
Pourtant, Sade fait aussi l'éloge de bons vieux principes des Lumières, avec des citoyens égaux en droits... mais pas seulement. En effet, les richesses doivent être redistribuées de manière drastique et c'est d'ailleurs grâce à ça qu'il légitimise le vol qui, au final, ne fait que "égaliser les richesses".
N'ayant aucune limite, les idées de Sade s'apparentent même aux meilleures trouvailles du nazisme : l'élimination des êtres "inaptes", à la naissance. Comprendre : les handicapés. Ceux qu'il appelle "la vile écume de la nature humaine".
Ca laisse réveur.
Après tout ça (dans un seul de ses livres ! J'ai pas encore lu le reste !), je sais pas si Sade est vraiment le libertin sympa et provocateur qu'on aime bien s'imaginer.
Non, en fait c'était un vrai connard.
21:05 Publié dans La culture pour tous | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note












































