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31.12.2006

Barcelooooona

Pris d'une incommensurable fainéantise, je me contenterai de transcrire une petite description que j'avais mise sur papier, sur un banc dans le parc du zoo.

 

Les habitants :

 

- des Barcelonaises (beaucoup)

- des Barcelonais (beaucoup aussi, sauf que là on s'en fout)

- des mouettes ... dans des palmiers (ça change de la côte d'Opale) 

- des vieux qui se tiennent par la main comme des adolescents

- des Chinois qui parlent catalan (assez surréaliste à entendre pour moi, forcément)

 

Le soir :

- des gamins qui jouent encore au foot à minuit dans la rue

- des peintres à la bombe

- des parieurs surexcités sous-quelle-boîte-elle-est-la-pièce-de-monnaie

- des fakir-punks

- des hommes-statue

- des putes, toutes africaines (sauf la maquerelle), qui vous abordent dès 22h, quand tout le monde se balade encore en famille dans la RAMBLA (principale rue piétonne)

- des gens complètement bourrés

- des dealers (celui qui m'a abordé était assez drôle, avec ses dents en moins devant et son cheveux sur la langue, il galérait à prononcer le mot "hashish")

 

 

Les commerces :

 

- le marché couvert :

#  étalages multicolores, avec les fruits et légumes les uns sur les autres (pas en cagette séparées), ça fait BEAU

# marchande .... d'oeufs uniquement (roses, blancs, de pigeon, de caille, d'autruche...)

# boucherie qui fait dans le gras de beauf et la tête d'agneau

# étalages de fruits secs sur 10m 

 

- les rues piétonnes :

# barbiers

# boutique de ceintures uniquement

# boutique de cravates uniquement 

.. idem pour d'autres types d'articles 

30.12.2006

Il fait pas bon être dictateur ces derniers temps !

Après le fachiste Pinochet et le mégalomaniaque Nyyazow, voilà que Saddam Hussein nous quitte à son tour.

La pendaison de l'ex-dictateur irakien, ce matin, a l'avantage de mettre à nouveau en avant les crétins de tous bords : d'un côté, ceux qui sont convaincus que cette excécution est un nouveau pas vers la paix et, de l'autre, ceux qui pleurent ce "martyre" qui fût, pendant quatres décennies, l'apôtre de la paix, de l'amour et de la pâte d'amande.

 

Alors, qui sera le prochain ?

Les pronostics sont de toute évidence en faveur de l'oncle Fidel, ex-compagnon de route du neveu Guevara (vous savez celui qu'ont les jeunes sur leur T-shirt, alors qu'ils ne connaissent rien de son histoire)

Reste à savoir si un cancer ou deux pourraient précipiter les départs du cousin Kim Jong Il, ou du beau-frère Mugabe.

 

A vos paris !  

27.12.2006

Ya des jours comme ça

Ca fait des grands sourires

Ca s'amuse en tirant la langue, en bousculant gentiment, en envoyant des petites piques

Ca rigole bêtement quand on sort un jeu de mots pourri 

Ca te tient par le bras pour te parler, par l'épaule pour te faire la bise 

 

C'est super tout ça, ça devrait vouloir dire des choses ! Au moins un "Toi, je t'aime bien" 

 

Bah apparemment non .

 

Elles prétendent qu'elles ont déjà quelqu'un

Elles disent qu'elles sortent d'une histoire compliquée et qu'elles préfèrent faire une pause

Elles affirment être trop prises par certaines responsabilité pour se permettre d'avoir une histoire

Elles ont apparemment des partiels toutes les semaines, vu qu'à chaque fois elles ne peuvent pas sortir, pour cause de "révisions"

Elles ne répondent pas aux messages, ne bipent même pas (au cas où elles n'auraient plus de crédit, bah oui hein) 

 

C'est marrant cette impression d'être pris pour un con.

Ca serait tellement plus simple de dire : "Tu sais, t'es très sympa hein, mais franchement, j'aime pas ta gueule. Tu veux pas qu'on reste amis ?"

 

Vous avez raison les filles, allez vous faire troncher par ces Bogosses (TM) et ces Badboys (TM) qui vous excitent. Mais ne venez pas pleurer parce que vous vous êtes faites jetées comme des merdes.

Vous avez en face de vous un mec intelligent, cultivé et drôle, mais vous préférez les connards. Vous êtes connes ou quoi ? 

26.12.2006

Ca s'est bien passé, au final

 Les prénoms des intervenants sont modifiés (wééé, j'ai toujours révé d'écrire ça), mais je ne tiens pas à faire le faux-cul, donc je les remplace par d'autres "du même style".

 

On entre, les regards se braquent sur le petit nouveau que je suis. Les gars ont l'air très contents de me voir, il faut dire que je suis là pour leur rendre un sacré service : écrire pour eux.

Je dis bonjour à tout le monde, on me donne la liste des inscrits à mon "atelier" et on commence assez rapidement. Tout le monde se met à la table et je m'occupe de chaque cas en suivant, les autres tapant la discute avec une clope et/ou un journal.

Smaïl est là pour deux choses : une demande de procuration pour voter et une inscription au cours d'informatique.

La demande de procuration, voilà une bonne surprise. C'est 3 fois plus compliqué de voter pour ces mecs-là et pourtant ils veulent faire les procédures pour. 

Smaïl sait lire et (je crois) écrire, là n'est pas le problème, c'est la rédaction "dans les formes" qui pose un soucis, comme dans les autres cas d'ailleurs. Forcément, on imagine mal un détenu manier le "par la présente" ou le "je vous prie d'agréer". C'est d'ailleurs à ce sujet qu'on commence à déconner, notamment quand il me demande de rajouter "Passez de joyeuses fêtes de fin d'années", on en rajoute avec "Mes amitiés à votre femme", "Embrassez les enfants", "Et comment va le chien ?".

On est morts de rire, mais on finit par la finir cette putain de lettre. 

Court silence, puis d'un coup il me demande : "Ca va, ça dérange personne si je vote Le Pen ?". Tout le monde se marre, moi y compris, même si je suis convaincu que certains des pensionnaires de l'établissement votent vraiment Le Pen.

Le cours d'informatique ? C'est pour le livre qu'il a écrit et qu'il veut pouvoir taper plus vite 5 mots à la minute.

 

Jérôme est un cas méga-compliqué, ya 36 choses à faire :

- Une demande de dossier de demande d'aide juridictionnelle nécessaire à la demande d'une confusion de peines.

Bah wé, c'est qu'il a 7 condamnations le Jérôme, et il aimerait bien qu'on les fasse concourrir plutôt que de les mettre bout à bout, surtout qu'elles traitent toujours de la même chose : vol ou vol aggravé.

Jérôme veut entrer dans l'Armée dès sa sortie, conscient du fait qu'il va replonger s'il retourne à la vie civile." J'ai besoin d'un truc strict avec des ordres et tout", qu'il dit. 

Ouai mais ça risque de merder avec le casier judiciaire etc...etc... Quelle bande de cons, pourquoi ils font pas tous comme à la Légion ? Au placard le casier (arf) et on repart à zéro, surtout quand c'est une démarche volontaire ! 

Procédures de merde, moi j'étais là pour écrire hein, chuis pas avocat ! 

Heureusement Patrick me file un coup de main, il est là depuis plusieurs années et a pas mal potassé le Guide du prisonnier. En plus, toutes ces demandes, il les a déjà faites pour lui-même auparavant. 

 

Un des gars présents est assez joyeux et déconnard, il parle fort et semble être pote avec tout le monde.

Oui mais, à un moment, il se met à parler d'un problème survenu avec un surveillant, un problème qui lui a valu plusieurs semaines de mitard apparemment. Il hausse d'un ton, s'énerve tout seul et traite d'enculé des gens que je ne connais pas [encore ?], il en a raz le cul de la taule, il va péter les plombs etc..etc..

Et ben, voilà un retour à la "réalité carcérale", comme ils disent les discoureux. 

Ses collègues lui demandent de se calmer, Smaïl (celui qui vote) lui dit qu'ils sont là parce qu'ils ont fait des erreurs, qu'ils doivent en ressortir meilleurs, que "Si tu est miséricordieux, le ciel sera miséricordieux avec toi". Il me montre d'ailleurs du doigt en disant "Tu vois lui, ce qu'il fait avec nous, et ben ça va lui porter chance pour la semaine !"

Bon, c'est sûr c'est de la connerie, mais c'est sympa quand même.

Et puis, d'un coup, tout retombe. L'énervé retrouve le sourir, dit qu'il doit partir et me serre la main chaleureusement.

"Et encore merci hein, c'est cool ce que vous faites avec votre association"

De rien. 

 

 

On a finit, je peux donc m'en aller.

HAHAHAHA, mais tu rêves mon petiot ! On sort pas tant que les mouvements des prisonniers sont pas terminés !

Ces mouvements se font étage par étage et consistent à amener les détenus aux douches, à la promenade, au quartier scolaire, à la salle de sport etc.. C'est à heures fixes et mon intervention est casée entre ces dernières.

En attendant, Momo me montre les différents bâtiments par la fenêtre : le bâtiment B, plus "cool", pour les fins de peines qui se sont bien conduits, la court de promenade, la salle de sport, le camp d'entrainement de la brigade d'intervention...

Je parcours ensuite les quelques centaines d'ouvrages qui composent la bibliothèque et j'entends Ludivine demander à Momo s'il aura le temps de s'occuper d'un truc pour la fois prochaine. Et là il lui répond : "Oui, ça devrais aller, je sors pas, ce soir".

Oh putain, je suis en taule et voilà que je me marre à nouveau. Ils font de l'autodérision, si c'est pas un signe de lucidité ça..

 

On fini par partir, on repasse toutes portes, dit au revoir à tout le monde et... nous voilà libres ! ("sortir de prison", même quand on y a été que 2h, reste une sensation très étrange).

"Alors, ça s'est bien passé ?

- Bah voui écoute, je m'attendais à pire

- On va en parler autour d'un verre ?

- Okay"

23.12.2006

Mon premier jour EN TAULE

Membre de l'association depuis déjà début octobre, j'ai enfin fait ma première intervention aujourd'hui, au centre de détention de Loos.

Contrairement au autres, je n'avais pas pu me libérer du boulot pour visiter la prison avant d'intervenir, ce qui fait que je suis directement entrer dans le vif du sujet..

Comme je ne connaissais ni les lieux, ni les procédures à suivre, la charmante Ludivine, génépiste responsable de mon poste, m'a accompagné.

 

Petit descriptif du trajet jusqu'à la bibliothèque de l'établissment dans laquelle j'interviens :

- Première porte vérouillée : on sonne, un surveillant vient nous ouvrir et nous passons à travers les deux premiers grands murs, jusqu'à un petit bâtiment. C'est dans ce premier bâtiment qu'on décline notre identité, qu'on fait passer nos affaires aux rayons X et qu'on passe sous un portique (c'est bien pour les voyageurs, ça rappelle l'aéroport), avant de ressortir par la 2e porte vérouillée.

- Deuxième bâtiment : c'est le centre administratif, là où se trouvent la direction et les différents services qui travaillent dans les lieux (Service de réinssertion etc...) Les deux jeunes femmes (célibataires, il paraît, c'est à vérifier) présentes me souhaitent la bienvenue. On se croirait au Club Med, il leur manque juste les colliers de fleurs.

- 3e porte vérouillée : ça y est, on entre dans le quartier des détenus. Mais avant de franchir la 4e porte vérouillée, il nous faut nous munir des alarmes individuelles qui permettent de rameuter les surveillants rien qu'en appuyant sur un bouton...

- Nous voilà dans le DOOOOONJON. Un gros trou au milieu, les cellules tout autour et sur plusieurs étages, le truc classique quoi. Reste deux étages à monter, on passe la 5e porte vérouillée pour accéder aux escaliers, puis la 6e porte vérouillée pour en ressortir.

- Je marche le long des cellules, dont les judas des portes rouillées sont toujours calfeutrés par un bout de carton ou du journal, jusqu'à la 7e porte vérouillée, celle de la bibliothèque.

 

Suite au prochain numéro..

21.12.2006

Jour de joie et d'allégresse

Saparmyrat Nyyazow est mort.

J'avais vu un reportage sur le Turkménistan, ce gars était un fou furieux, dictateur mégalo et tortionaire.

22000 prisonniers politiques pour 5 millions d'habitants.

 

Il risque d'y avoir un sacré bordel dans le pays vu qu'il n'avait pas désigné de successeur. Enfin bon, ça dépend de ce que décide l'armée locale, comme d'habitude !

Sade : les moeurs

 [Lire ça avant]

 

 A (presque) tous points de vue, la philosophie de Sade repose sur le "Ya pas de limite". Pour l'aspect sexuel, certes, mais pas seulement.


 
# Concernant la sexualité, outre les pratiques citées précédemment qui, elles, ne sont pas génantes puisqu'elles engagent des adultes consentants, il y a des choses difficilement tolérables.

1/ Pour Sade, l'âge n'a pas d'importance. Puberté ou pas, le corps se doit d'être initié le plus tôt possible. Ainsi, dans une de ses répliques, Dolmancé explique comment, la veille, il a dépucelé un petit garçon de 7 ans.

--> Pédophilie

2/ Le consentement ? Lui non plus n'a pas vraiment droit de cité. Après tout, quand on regarde le monde animal, l'accouplement sauvage est très courant, vous objectera l'auteur, quand vous crierez au scandale.

--> Viol

3/ Selon Sade, la femme doit savoir se défaire de son mari, le tromper, voire ne jamais se marier. Le mieux, ça serait de ne jamais tomber amoureuse et de collectionner les amants.

Emancipation, vous allez me dire ? Hahaha. Que nenni ! Sade explique en effet que "la femme" appartient à tous les hommes et qu'elle se doit d'être à leur disposition pour toutes les gâteries qui pourraient leurs faire plaisir. Si elle est casée, elle va contre les instincts de la nature et...c'est pas bien, Sade il a dit.

Si la femme prend du plaisir à tout cela, tant mieux ! Et si elle n'en prend pas.. rien à branler ! (enfin si justement.. hem). Et puis bon, que ça ne l'empêche pas de faire la bouffe et de s'occuper des enfants, hein !

--> Machisme, humiliation

 

 

# En sortant des choses du sexe, enchaînons avec deux autres pratiques répréhensibles de nos jours : le vol et le meurtre.

D'après Sade, le vol n'est pas condamnable car, après tout, il ne s'agit que d'un pauvre qui prend à un riche et qui contribue donc à l'égalité des richesses (rappellons qu'on est en période révolutionnaire). A la limite, c'est même la victime qu'il faudrait punir car, si elle s'est faite voler, c'est qu'elle ne prenait pas assez soin de ses affaires.

 

Le meurtre, quant à lui, n'est pas un si grand mal que ça finalement, il est même tout à fait naturel. En effet, qu'est-ce que la nature sinon un éternel cycle au cours duquel s'enchaînent naissance et destruction ? Le meurtrier ne fait qu'accélérer les choses ! Et même mieux, il rend service à la nature en éliminant un membre de cette espèce nuisible qu'est l'humanité (bon, ça à la limite..)

 

Ainsi marche la dialectique de Sade : "C'est la nature" ou encore "Ils le font bien dans les autres cultures".

C'est assez simple la vie, finalement, avec Sade.

20.12.2006

Sade : le sexe

Le marquis de Sade, figure Ô combien controversée de la littérature française... il fallait bien que je le lise un jour !

Voilà qui est fait, avec La philosophie dans le boudoir, sorti en 1795.

Cette oeuvre est essentiellement basée sur des dialogues dans lesquels Sade se sert des personnages pour exposer ses idées et ses ... goûts. 

 

Alors c'est l'histoire d'une jeune fille de 15ans, Eugénie, que son père a confiée à une marquise, Mme de Saint-Ange, pour que cette dernière lui enseigne les plaisirs de la chair. Pour s'y employer, elle va faire appel à un ami homosexuel (Dolmancé), à son frère (le Chevalier de Mirvel) et à son jardinier (Augustin).

Comme vous le savez, Sade, c'est beaucoup de cul, carrément porno hardcore en fait.

En gros, tout le monde sodomise tout le monde, les hommes ont des bites d'au moins 30 cms, on aime aussi se donner quelques fessées, la double-pénétration, l'anulingus...

Bien entendu, vous avez aussi un peu de scato, notamment lorsque Sade (par le biais d'un personnage) aborde la coprolagnie (haha ! savez pas ce que c'est hein !), en précisant que c'est une pratique particulièrment appréciée des hommes âgés. Il y a aussi ce passage dans lequel Dolmancé affirme qu'il est préférable de sodomiser une personne quand cette dernière à une envie de ch...

 

Constatons-le : c'est du fin, ça se mange sans fin !

Bien sûr, on pourrait s'arréter là. Mais il va pas s'en sortir comme ça, le bougre.

Il me faut maintenant démontrer à quel point le Sade en question était... un vrai connard.

 

[voir note suivante]

19.12.2006

Il me reste un peu de naïveté, voilà qui est rassurant.

Budapest, premier soir.

Atterris à l'aéroport à 23h, il est 00h30 et nous décidons de ne pas perdre de temps et d'aller faire un petit tour en ville.

Première rue où il semble y avoir un peu d'animation : allons-y !

 

Et là, c'est le début de la fin.

Quelqu'un me chope le bras. Nom de dieu, elle a une tête de maquerelle.

"Venez voir messieurs, venez jeter un coup d'oeil à notre établissement ! Juste regarder, après vous décidez ! "

Par acquis de conscience, soif de savoir et respect des coutumes locales, nous la suivons, bien évidemment.

C'est à ce moment précis que, mon compagnon de voyage et moi, nous nous sommes demandés si nous étions morts, car ce que nous avions vu devait beaucoup ressembler au paradis : une dizaine de jeunes demoiselles, en sous-vêtement, accourant vers les premiers clients que nous étions.

C'est là qu'intervient la schizophrénie.

La tête dit : "NON ! "; la bite dit : "Ooooooh.... RHALLLEEEEEEEEEZ !"

Et la tête l'a emporté. Je suis assez fier d'elle d'ailleurs.

[Bon, en fait on étaient un peu fatigués et on s'est dit qu'il allait quand même falloir essayer ce genre de truc avant de repartir, ce que nous fîmes le dernier soir, en fait]

 

Nous continuons notre chemin en nous disant que, crévindjou, ça commence fort.

Au bout de 2 minutes, deux nanas nous demandent une clope. Elles sont mignonnes, sapées normalement, style étudiante-en-droit.

On engage la conversation. Ah tiens, vous non plus vous n'êtes pas de Budapest. Vous venez passer quelques jours ici ? Bé c'est comme nous ! On va boire un verre ? Okay.

Merde, tout est fermé. Sauf un bar qui est un peu plus loin. Ok on y va !

Vin local, alcool fort local.

"T"as regardé la carte ?"

"Bah non et toi ?"

"..."

 

TROIS CENT CINQUANTE EUROS.

 

 

A partir du lendemain, quand deux jeunes filles nous abordaient dans la rue, on sortait les fusils à pompe.

15.12.2006

Egészségedre !

Sans doute l'expression qu'on a le plus utilisée durant notre semaine en Hongrie.

Mhm ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Franchement, à votre avis....

Ca veut dire "A la tienne !", bien entendu !

 

Voyons voir, par où commencer ?

Budapest est une ville surprenante, surtout pour un naze qui s'imaginait débarquer dans une capitale encore à moitié défigurée par les vestiges du communisme.

 

A Budapest, la beauté semble être le maître-mot (j'aime être pompeux de temps en temps):

 

- L'architecture est belle, presque tout est rénové dans le centre-ville, les bâtiments noircis par la pollution sont plutôt rares. Le château de Buda, le parlement, la grande synagogue... tout ça est très bien foutu ! Sans parler des thermes, du marché couvert.... tout est beau j'vous dis ! 

 

- La VOIRIE est belle (mais pas le mot, je trouve), on passe des grands boulevards de style haussmanien aux petites ruelles du quartier juif, en passant par les ponts suspendus qui traversent le (beau) Danube (bleu), le tout agrémenté de putes et de rabatteuses fort sympathiques.

 

- Les HONGROISES sont belles, et ça c'est quand même le plus important, convenons-en, monsieur Brochant.

C'est assez étrange finalement, parce qu'il y a bien le type "fille de l'Est" certes, mais je n'ai pas réussi à cerner un genre particulier chez ces demoiselles. Elles sont belles, c'est tout, en tout cas pour une bonne partie. Et même pour les moins belles, elles restent néanmoins baisables, mais ça c'était juste pour être grossier.

En tout cas l'air froid et sec semble être paradoxalement bon pour la peau, et les fast-food n'ont pas encore fait trop de dégâts, si on fait une moyenne pondérale (spécial-jeu-de-mots pour les matheux qui nous regardent..)

 

"Oui mais TOI, kesta foutu quand t'étais là-bas ?", allez-vous me demander, à juste titre d'ailleurs.

 Oohh....mais c'est très simple !

 

Tout d'abord, j'ai perdu mon foie. Si jamais vous tombez dessus, il serait fort aimable de me contacter. L'association des AI (Alcooliques Itinérants) vous communiquera mes coordonnées.

Etant donné notre cycle de sommeil COMME QUI DIRAIT décalé, autant dire qu'on a pas beaucoup vu le soleil. Une nuit qui tombe à 16h et des levers situés entre 13 et 15h, je vous laisse faire les calculs (comme Jean Reno).

Pubs, bars karaoké, bars underground, bar à rabatteuses, bars tsimpson, boîte branchouille, boîtes souterraines ( une dans une station de métro, une autre sous la fac d'économie), boîte à table-dance....

Je crois qu'on a tout essayé ! (Douyidadouda)

 

Ce qui est bien avec les Hongroises, c'est qu'elles veulent bien danser avec vous d'une façon, comment dire, euh...TACTILE, sans pour autant être des salopes, juste pour PRENDRE DU BON TEMPS quoi. Prenez-en de la graine, chères concitoyennes !

Bon, le seul problème, c'est les mâles locaux. Des espèces de montagnes taillées en V qui peuvent littéralement faire BARRAGE devant ces demoiselles. Ajoutez-y de la bière à 1€50 et vous aurez assez de machines à tuer sur la piste que même un Guy Georges il s'y aventurerait pas.

 

Sinon, je me demande combien de dizaines de kilomètres on a parcourus à pieds pendant ces 8 jours. C'est simple, on a pris aucun transport en commun, sauf le tramway, 2 fois, pour aller et revenir de la gare, lorsque nous somme partis 2 jours à Pécs

Pécs, une ville étudiante assez sympatique, même si on l'a pas beaucoup vue "de jour" !

 

Voilà pour la présentation générale..

A la prochaine pour quelques anecdotes HAUTES en couleurs .

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